Étiquettes

, , ,

Interdiction de l’indiscrétion, de la médisance, de la vengeance et de la rancune (Choulhane Haroukh chap. 30)

2. ll y a un pêché beaucoup plus grave encore que le précédent (l’indiscrétion) et qui est compris dans la même interdiction, c’est la médisance (Lachon hara). C’est ce que fait celui qui parle en défaveur d’un autre, bien qu’il dise la vérité. Mais celui qui dit un mensonge est appelé calomniateur, alors que le médisant est celui qui s’assoit et dit : « Un tel a fait ceci. Ses aïeux étaient cela. J’ai entendu ceci à son sujet. », et rapporte des paroles humiliantes. C’est à son sujet que le verset dit «Que l’Eternel anéantisse toute lèvre flatteuse, toute langue vantarde. »  (Ps. 12, 4). Celui qui accueille la médisance est encore pire que celui qui la dit. La condamnation de nos ancêtres dans le désert n’a été scellée qu’à cause de la médisance.

5. C’est la même chose de médire de quelqu’un devant lui ou en son absence. Fait aussi de la médisance celui qui raconte des propos susceptibles, si l’un les entend de l’autre, de nuire à autrui corporellement ou financièrement, ne serait-ce qu’en lui causant des ennuis ou en l’effrayant. S’il s’agit de propos déjà tenus devant trois personnes, il est probable qu’ils sont déjà largement connus et si l’une de ces trois personnes en parle une autre fois, elle ne commet pas de médisance, dans la mesure où elle n’a pas l’intention de propager la rumeur et de la faire mieux connaître. Que faire pour éviter de médire? – S’il s’agit d’un érudit, qu’il étudie la Torah; et s’il s`agit d’un ignorant, qu’il soit humble.